LE COUVENT DES CELESTINS

Jean de Montagu avait fait le voeu d'élever près de son château, un monastère dédié à la Sainte Trinité.

La pemière pierre fut posée le 17 février 1404 ; l'église fut consacrée le 17 avril 1408.

La statue de Notre Dame de Grâce y fut amenée par le duc de Berry

Le monastère fut richement doté par Jean de Montagu.

En 1562-63 : les calvinistes sévissant en Ile-de-France profanèrent l'église du village et mirent le feu au cloître et à l'église ; les Célestins se réfugièrent dans leur maison, dite de Saint-Georges, dans le Marais à Paris.

L'église fut réparée en 1566 et les occupants successifs du château n'eurent de cesse que d'augmenter les biens des Célestins, Charles de Balsac notamment (mort en 1625).

Cependant sous la Régence (1715-1723), le relachement des moeurs, les idées nouvelles semèrent le trouble jusque dans l'esprit des communautés religieuses. En 1768, Louis XV voulut rétablir la règle monacale.
Des Célestins acquis aux idées nouvelles demandèrent leur sécularisation. L'ordre sera aboli le 4 juillet 1778.

Des moines rentrèrent dans leur famille, d'autres rejoignirent d'autres ordres. Ceux qui le voulaient, purent rester au couvent à charge pour l'Archevêque de Paris d'y reloger un autre ordre à la mort du dernier des Célestins.

La Révolution changea le cours des choses qui étaient déjà mal engagées : tout le patrimoine acquis au cours des siècles précédents se dégradait (fermes en mauvais état, bails non recouvrés...)

En 1796, des ordres parvinrent du chef-lieu, Versailles, pour l'évacuation du couvent, déclaré propriété nationale. Les derniers Célestins furent priés... d'aller prier ailleurs. Le clocher fut abattu, entraînant d'autres dégats ; les statues de l'église furent vendues ou cassées.
Quelques unes furent sauvegardées, dont la Vierge déjà citée.

En 1798, on vendit le bien ; les nouveaux propriétaires firent procéder à la démolition de l'église qui avait entretemps servi d'écurie pour l'armée et un marchand de ferrailles fut chargé de récupérer le fer et le plomb.

Il profana tous les tombeaux de l'église pour récupérer le plomb ; les ossements furent jetés dans un caveau.

Sous l'Empire, le marquis de Salperwick acheta la propriété et acheva la démolition de l'église et des autres bâtiments, ne conservant que la partie Est du cloître et transformant en écuries, les batiments du sud.

La transformation fut achevée en 1863 et ce qu'il nous reste aujourd'hui est le château des Célestins et la cave sous la pelouse.

Le  couvent (gravure)

 Le chateau actuel

 Les stalles mutilées de l'ancien couvent (église de Marcoussis actuelle)

L'accès à la cave voûtée dans le parc en face du château moderne
(sous le réfectoire de l'ancien monastère)

Ce qui reste de la porte d'entrée du monastère

Des fenêtres du monastère dans le mur d'une maison plus récente

La cave
(ouverte exceptionnellement lors des fêtes du Patrimoine 2000)

La crypte où l'on enterrait les supérieurs (sous le château actuel)

La croix sur le mur
du fond de la crypte